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Protection contre l’incendie
Par Gilles Grondin, BPR-Bâtiment
Mai 2009

Afin de déterminer si la protection incendie est requise, nous devons nous référer au Code de construction du Québec, Chapitre I Bâtiment, et du Code National du bâtiment Canada 2005 (modifié). Le tableau 3.1.2.1 de ce Code permet de déterminer à quel groupe et division appartient le bâtiment selon le classement des usages principaux.

Le nombre d'étages (considérant que le premier étage est l'étage le plus élevé dont le plancher se trouve à au plus 2 mètres au-dessus du niveau moyen du sol) ainsi que l'aire du bâtiment et le nombre de façades sur rue sont autant d'éléments pouvant affecter le type de construction.

Lorsqu'un bâtiment doit être protégé par un système de gicleurs, il doit être conforme aux normes NFPA applicables (par exemple NFPA 13, 13R, 13D, 14). Dans la grande majorité des cas, c'est la norme NFPA- 13, édition 2007 qui doit être appliquée. Cette norme définit les types de systèmes, les composantes, les procédures d'installation et les critères de conception selon les risques à protéger. Parmi ces risques nous retrouvons le risque faible, ordinaire (groupe 1 ou 2), élevé (groupe 1 ou 2) et l'entreposage. Chaque risque détermine l'aire et la densité requises pour les calculs hydrauliques, le débit requis pour les boyaux, la superficie et le type de tête à utiliser, etc.

Selon le Code de construction, un bâtiment de plus de trois (3) étages de hauteur ou de plus de 14 mètres de hauteur entre le niveau moyen du sol et le plafond du dernier étage doit comporter des prises de refoulement de 64 mm (2 ½ po) de diamètre. Ces prises de refoulement doivent pouvoir débiter un total de 31,5 l/s (500 gpm) aux deux prises les plus éloignées (250 gpm pour chaque prise) à une pression de 690 kPa (100 psi). Cette pression peut être inférieure si le bâtiment est entièrement protégé par gicleurs et que l'on peut satisfaire sans pompe la pression et le débit du réseau de gicleurs, et qu'un service d'incendie peut, par l'intermédiaire d'un raccord-pompier, fournir la pression et le débit à la prise de refoulement la plus élevée.



Les séparateurs de graisse
Par Gilles Grondin, BPR-Bâtiment
Avril 2009

Le chapitre III Plomberie, du Code national de la plomberie Canada 2005, modifié par Québec, incorpore par renvoi la norme CSA B 481 série 07. Cette norme prescrit la construction des séparateurs de graisse, leur installation ainsi que leur entretien.

L'installation est la partie qui nous concerne.

À croire qu'une norme ne peut jamais agir seule, puisqu'elle fait référence aux codes de plomberie et du bâtiment, aux règlements locaux, ordonnances municipales et Ministère de la Santé. Essayons de résumer.

Les appareils suivants : hottes autonettoyantes, éviers de service et avaloirs de sol, doivent être raccordés à un séparateur de graisses à usage exclusif, afin d'éviter que les graisses des autres appareils ne soient dissoutes par les détergents. Les lave-vaisselle sont raccordés soit à un séparateur de graisses à usage exclusif, soit à un séparateur de graisses commun, avec les éviers (ici, je ne crois pas qu'il s'agisse des éviers destinés au lavage des légumes), les broyeurs de déchets (triturateurs) et les avaloirs de sol des aires de préparation et de stockage des aliments. Sur ce dernier point, il y a confusion, puisqu'aucun avaloir de sol ne doit être situé dans une réserve sèche, dans une chambre froide ou de congélation.

Le calcul du débit pour déterminer la capacité des séparateurs de graisse est de 75 % du volume des éviers raccordés, comme la norme NQ précédente, à la différence que l'on doit évacuer en une minute plutôt qu'en deux. Cela a pour effet de doubler la capacité des séparateurs et rend optionnel l'installation de régulateur de débit aux appareils. Il faut ajouter à cela le débit du lave-vaisselle et du lavage de la hotte que l'on peut obtenir du fabricant. À mon avis, comme le lavage de la hotte se fait en période inoccupée par les autres appareils, on pourrait l'ignorer.

Un accès (regard) pour échantillonnage des effluents en aval du séparateur est nécessaire pour mesurer les quantités de MGO (matière grasse organique) ou H&G (huiles et graisses végétales ou animales) qui varient entre 150 et 250 mg/l ou ppm de concentration totale, à une température maximale de 65 °C, selon certains règlements municipaux sur les rejets des eaux usées dans les réseaux d'égout.

Les séparateurs de graisses doivent être situés où il n'y a ni préparation, ni stockage d'aliments. Afin de répondre au Guide pour l'aménagement sanitaire des établissements alimentaires du Ministère de la Santé, sur le principe que tout ce qui entre dans une cuisine doit être propre, et souillé vers la sortie, l'emplacement des séparateurs de graisses devrait être dans ou près de l'aire des rebuts.



IMB

Revue officielle de la CMMTQ, IMB est le magazine québécois qui rejoint le plus d'intervenants en mécanique du bâtiment avec son tirage de 7 000 exemplaires.

Publiée 10 fois l'an, la revue IMB est offerte gratuitement. Toute personne liée de près ou de loin à la mécanique du bâtiment peut s'y abonner gratuitement auprès de la CMMTQ.

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• Principales modifications au Chapitre III, Plomberie, du Code de construction du Québec, incluant le CNP 2005

• Installation de dispositif antirefoulement pour les systèmes de gicleurs et de canalisations d'incendie

• Installation de dispositif antirefoulement pour un réseau de plomberie

• Système d’eau potable – Attention à la contamination

• Le « Tableau I. Établissements » établit les risques pour les protections d'établissements

• Le « Tableau II. Protections individuelles » établit les risques pour les équipements

• Interdiction de vente de dispositifs de traitement de l'eau potable non approuvés

• Interdiction de vente ou de location d'appareils ou d'équipements de plomberie non approuvés

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